Le rôle des technologies propres dans la reprise économique verte du Canada

Saïka Sarazin, conseillère, Services aux investisseurs, Investir au Canada

Engineer of wind turbine

Le Canada est un chef de file mondial en matière de technologies propres. La reprise économique après la COVID-19 permettra d’ailleurs de poursuivre les innovations sur ce marché. Alors que de nombreuses entreprises visent à réduire les émissions liées à leurs activités et à leur chaîne d’approvisionnement, les programmes gouvernementaux et les entreprises du Canada servent de modèles. Par l’entremise de son Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques, le gouvernement du Canada – de pair avec les provinces et territoires du pays – s’est engagé à « moderniser les pratiques d’approvisionnement, à adopter des technologies et énergies propres et à accorder la priorité aux occasions d’aider les entreprises canadiennes à croître, à mettre de l’avant de nouvelles technologies et à créer de l’emploi. » 

Partout à travers le Canada, les entreprises continuent d’adopter des solutions en technologie propre – des technologies offrant des solutions écologiques aux enjeux environnementaux du monde. Alors que le Canada progresse vers l’atteinte de sa cible de zéro émission nette et l’atténuation de l’effet des changements climatiques, les chefs de file de l’industrie sont invités à participer à la transition qui se poursuivra sur plusieurs mois, années et décennies.

Les technologies propres servent de catalyseurs au changement climatique au Canada

Le secteur des technologies propres au Canada a connu une forte croissance dans les dernières années; il représente 3,2 % du PIB canadien et a permis de créer 317 000 emplois en 2017. En 2017, l’indice mondial de l’innovation dans les technologies propres a classé le Canada premier parmi tous les pays du G20 et quatrième au monde, en lui accordant une note particulièrement élevée pour les technologies propres. Avec la deuxième main-d’œuvre la plus scolarisée de l’OCDE et son ouverture pour les innovations vertes, le Canada est bien positionné pour devenir un géant de la technologie propre. 

Les programmes et initiatives au fédéral soutiennent déjà les entreprises pendant la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. Les 2,3 milliards de dollars investis dans le programme Carrefour de la croissance propre aident les entreprises à innover, commercialiser et adopter des technologies propres en veillant à la coordination des programmes fédéraux. Technologies du développement durable Canada (TDDC) appuie et finance le développement et la présentation de nouvelles technologies propres. L’approche du Canada n’est pas réservée à certaines industries. Le Programme des technologies propres en agriculture représente un investissement de 25 millions de dollars sur trois ans et vise à soutenir les investissements en agriculture de précision et en bioproduits d’origine agricole afin de réduire les émissions. En montrant l’exemple,  le Canada s’est engagé, par la mise en place de sa Stratégie en matière d’achats écologiques, à tenir compte de l’environnement dans ses décisions d’achat de biens et services, conformément au Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques.

Depuis le début de la pandémie, les mesures fiscales accordées aux entreprises ont porté une attention plus marquée aux considérations environnementales. Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire internationale (FMI), invite les gouvernements à adopter des mesures de financement durable qui aideront à la fois les entreprises à traverser le ralentissement économique causé par la COVID-19 et à lutter contre les changements climatiques. Dans les derniers mois, le Canada a annoncé de nombreux incitatifs susceptibles d’appuyer une reprise verte. La récente annonce du Crédit d’urgence pour les grands employeurs (CUGE) a pour objectif d’accorder du financement aux grandes entreprises qui, en échange, doivent publier un compte-rendu annuel des mesures qu’elles ont prises en matière de climat et de celles qu’elles prévoient prendre pour participer à l’atteinte des cibles nationales en matière de durabilité environnementale et de climat. Par ailleurs, le projet de Fonds de réduction des émissions de 750 millions de dollars annoncé en avril permettra d’offrir des contributions, la majorité étant remboursables, à des sociétés d’exploitation pétrolière et gazière classique et extracôtière pour soutenir leurs investissements envers la réduction des émissions de gaz à effet de serre et leur transition à une énergie verte. 

Miser sur la technologie canadienne pour appuyer la cible de zéro émission nette du Canada d’ici 2050

Avec plus de 2,8 millions de diplômés en STIM et la deuxième main-d’œuvre la plus scolarisée de l’OCDE, l’étendue et la qualité du bassin de talents technologiques du Canada sont indéniables. L’innovation est à l’avant-plan de la stratégie du Canada vers une économie à faibles émissions de carbone. Les entreprises misent sur le talent canadien pour trouver des solutions de lutte contre le changement climatique et créer un avenir plus durable. 

Ubisoft Montréal, en collaboration avec l’institut Mila, utilise l’apprentissage automatique pour faire de la formation sur les effets à long terme des changements climatiques et permettre aux participants de les atténuer par la prise de décisions réfléchies. L’application donne par ailleurs une idée de ce à quoi un quartier en zone inondable pourrait ressembler en 2050. 

Bien que le secteur du transport ait traditionnellement été une grande source d’émissions de GES, les investissements du secteur privé dans les véhicules électriques, l’hydrogène et la capture du carbone ont contribué à sa décarbonisation. Carbon Engineering, une entreprise du district de Squamish en Colombie-Britannique est un chef de file de la commercialisation d’une technologie de capture directe de l’air qui permet de fabriquer du carburant synthétique voué au transport en aspirant le dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère et en la combinant à de l’hydrogène. En 2019, Air Liquide a annoncé la construction à Bécancour, au Québec, du plus grand électrolyseur PEM (membrane échangeuse de protons) au monde, une technologie qui pourrait favoriser d’autres investissements dans le secteur de l’hydrogène. Pour renforcer le leadership du Canada en matière de véhicules électriques, l’Association des fabricants de pièces d’automobile (APMA) du Canada a annoncé plus tôt cette année son intention de produire le tout premier véhicule conceptuel à zéro émission entièrement fabriqué au Canada. Avec l’optique d’atteindre la cible de zéro émission nette du Canada, le Project Arrow sera conçu, fabriqué et construit par notre secteur de l’approvisionnement automobile de classe mondiale et nos établissements postsecondaires.  

Le secteur minier du Canada est également un pionnier. En 2019, Newmont Goldcorp a inauguré le tout premier réseau souterrain entièrement électrique du Canada dans sa mine d’or de Bolden dans le nord de l’Ontario. Cette innovation permettra de remplacer le matériel fonctionnant au diesel par des véhicules à faibles émissions de carbone et une technologie minière numérique. Selon le World Gold Council, cette transition aura le potentiel de réduire les émissions de GES de Bolden de 70 % annuellement.

Il s’agit seulement d’un aperçu. L’innovation en matière de technologies propres au Canada fait partie de notre histoire nationale; elle est présente dans toutes les provinces et tous les territoires et dans chaque secteur. Alors que les entreprises du Canada et d’ailleurs tracent la voie vers un futur durable, le secteur canadien des technologies propres est bien positionné pour rester en tête.  

Pour en savoir plus sur le secteur de la technologie propre au Canada, consultez le site https://www.investircanada.ca/secteurs/technologies-propres

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