Investir dans les partenariats entre le Canada et les États-Unis

Emily King, première conseillère, Services aux investisseurs, États-Unis, Investir au Canada

Canada and USA flags

Comme tout le monde, j’ai passé les derniers mois à m’adapter aux changements considérables provoqués par la COVID-19. Au milieu de la première vague, en avril, j’ai quitté un poste diplomatique à New York pour revenir au Canada avec ma famille. Quelques mois plus tard, je suis devenue conseillère aux Services aux investisseurs des États-Unis à Investir au Canada.

Je gérais beaucoup de changements sur les plans personnel et professionnel, mais chaque pays, région et ménage en subissaient de bien pires. Dans le cadre de mes nouvelles fonctions, je me suis demandé comment je pourrais aider mes clients dans leurs plans d’investissement et d’expansion au Canada sans même savoir ce que réserverait la prochaine semaine ou le prochain mois.

S’adapter ensemble aux nouveaux défis

Je compte, parmi mes clients, des entreprises américaines de douzaines de secteurs différents, notamment des entreprises du Fortune 500 et des entreprises technologiques en pleine croissance dont la taille est déjà considérable. En apprenant davantage à leur sujet, j’ai pu constater directement les formidables défis auxquels elles faisaient face pour adapter leur main-d’œuvre et leur modèle d’affaires en réponse à la pandémie. Ce n’était pas un exercice, mais bien une situation d’urgence sur les plans social, sanitaire et économique.

Durant la pandémie, les dirigeants doivent faire preuve de leadership et de courage en prenant des décisions pour assurer la pérennité des affaires. J’ai eu des discussions d’une franchise déconcertante avec mes clients au sujet de la pandémie, sans doute parce que nous nous adaptions tous à la nouvelle normalité en même temps. Nous nous connections au réseau dans notre bureau à la maison ou à la table de notre cuisine. Nous ne parlions pas uniquement des taux d’imposition, des programmes gouvernementaux et des stratégies d’acquisition des talents; nous parlions aussi de nos valeurs : le souci de nos semblables et de notre planète, l’importance du gouvernement et des institutions, et le désir de prendre des décisions d’affaires qui renforceraient la résilience de l’entreprise et de son personnel pendant et après la pandémie.

La relation du Canada avec les États-Unis

La relation du Canada avec les États-Unis est unique au monde. En effet, nos économies sont étroitement liées pour des raisons géographiques, culturelles, historiques et politiques. En cette période difficile, ces liens sont mis à rude épreuve. La prolongation des restrictions sur les voyages et l’incertitude économique ont été difficiles pour les investisseurs et les citoyens des deux pays. Et pourtant, je suis abasourdie devant tout ce que nous parvenons actuellement à accomplir. Les flux d’investissements des États-Unis au Canada du dernier trimestre sont certes plus faibles qu’auparavant, mais la diminution de ces flux n’est pas aussi forte que la diminution mondiale de 40 % des investissements directs étrangers qu’on avait prévue pour 2020. Près de 50 % des investissements étrangers pour le Canada viennent des États-Unis, un pourcentage qui n’a pas changé au cours des six derniers mois.

Les éléments qui faisaient du Canada une destination de choix pour les investissements avant la pandémie (facilité de faire des affaires, mobilité des talents, engagement envers l’innovation et gouvernance stable et prévisible) sont d’autant plus essentiels pour la continuité des affaires, car les entreprises canadiennes et américaines cherchent à réduire les risques associés à la chaîne d’approvisionnement et à assurer la sécurité de leur main-d’œuvre.

Toute grande relation demande du travail. J’admets qu’après avoir occupé plusieurs postes diplomatiques très loin de chez moi, où j’avais dû faire face à des différences linguistiques et culturelles bien plus importantes, je pensais que mon mandat à New York ne soufflerait qu’un petit vent de changement. C’était le cas en grande partie, même si le dynamisme, la diversité et à la créativité, ces fantastiques aspects de la culture américaine, se remarquaient chaque jour dans les rues de New York. J’ai toutefois découvert que pour chaque vue ou son qui m’était familier, il y avait autant de choses que je devais apprendre ou auxquelles je devais m’adapter dans ma nouvelle ville. Le processus était plus complexe qu’à première vue parce qu’il était subtil. J’ai alors réalisé que les Canadiens et Canadiennes tenaient pour acquises beaucoup de choses sur notre grand voisin du Sud.

Les partenariats créent des occasions

Bien que je sois revenue au Canada (plus précisément dans la campagne en Nouvelle-Écosse), les similarités et les différences entre ce pays et celui des États-Unis continuent de me fasciner. Ma longue carrière à l’extérieur des frontières m’a montré le pouvoir qu’offre notre histoire, mais je n’avais pas réalisé l’importance de continuer à le partager avec nos voisins américains. En développement économique, nous sommes souvent plus à l’aise avec les chiffres, mais au bout du compte, ce sont des personnes qui prennent les décisions d’affaires. Investir au Canada travaille de pair avec nos collègues d’Ottawa, du reste du pays et du monde entier. Lorsque nous parlons de notre pays aux investisseurs américains, nous leur offrons une vision où nos valeurs sont partagées et où notre partenariat va au-delà des incitatifs économiques.

Canadiens, Américains, reconnaissons et célébrons cette relation unique que nous avons, et réalisons à quel point nous comptons sur notre bonne volonté, notre compréhension mutuelle et les valeurs que nous partageons. Poursuivons nos efforts et continuons de solidifier ce partenariat remarquable. Et si vous faites partie d’une entreprise américaine qui reconnaît le potentiel de croissance dont elle pourrait profiter en investissant au Canada, faites-nous signe!